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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 21:11

zenMme P. est une grande et belle dame, avec une très légère pointe d’accent étranger. Elle est sophrologue et veut annoncer l’ouverture de son cabinet par un communiqué de presse qu’elle me demande de rédiger.


Je la reçois au cabinet fin novembre. Elle m’explique cette discipline de façon très pédagogique, diaporama sous PowerPoint à l’appui. Je prends des notes et nous convenons d’une date pour lui soumettre un projet de communiqué.

Au jour dit, je lui envoie le document par courrier électronique avec un petit mot d’accompagnement lui demandant son avis.

 

Une semaine passe, rien… une autre semaine, toujours rien… Je saisis mon téléphone et l’appelle : oui, elle a bien reçu mon message mais n’a pas encore eu le temps de regarder ce que j’avais écrit. Hypocritement, je m’exclame que je suis rassurée de savoir que le courriel ne s’est pas égaré.

 

Le temps passe, toujours aucune réaction de Mme P. Avec ma tendance naturelle à la paranoïa, je commence à imaginer le pire : elle a profité de moi, elle va faire la morte, je me suis fait avoir, et patabli et patabla… Je me console en songeant que je n’avais pas passé beaucoup de temps à faire ce travail.

 

La fin de l’année approche et je veux terminer ma facturation. Mais qu’est-ce que je fais pour le cas P. ?


Me remémorant une histoire racontée par ma « grande sœur », écrivain public installée depuis… une éternité, au moins, je décide de chasser ma méfiance instinctive. J’appelle une autre fois Mme P. et laisse un message : « N’ayant pas de nouvelles de votre part concernant le projet de communiqué de presse que je vous ai envoyé le …, je considère que vous en êtes satisfaite. Je vais donc vous envoyer ma facture. » J’écris un courriel reprenant l’historique plus détaillé, avec la facture en format PDF, que je poste également. Et je croise les doigts.

 

Quelques jours plus tard, je peux les décroiser : au courrier, un chèque de règlement, avec un petit mot de remerciement.

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commentaires

GRANDE SOEUR 13/06/2011 14:52


Comment ça, une éternité ?
Alors que je suis à peine adolescente !
Heureusement que je suis "zen" aussi.

Ton anecdote, petite soeur, aurait pu s'intituler : "Ne doutez pas de l'honnêteté des gens : c'est le meilleur moyen de les transformer en bandits."
Bises.
Françoise


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  • : Le blog de Christine Atger, écrivain public, écrivain conseil
  • : Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
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Chers confrères, je vous salue et vous souhaite la bienvenue sur mon blog.

Je suis écrivain public et écrivain conseil.


journal.jpg

 

J'ai toujours adoré écouter les anecdotes de mes pairs, surtout les plus anciens.


Commençant à avoir un peu de bouteille, j’aurais aussi des choses à raconter... mais je n'ai pas le talent oratoire pour me lancer à brûle-pourpoint au cours d’un repas ou entre deux réunions.


Comme je sais à peu près écrire, j’ai eu envie de créer ce blog (journal, mon cher journal…) pour vous les faire découvrir…

 

En plus, je dois avouer qu'écrire ces péripéties m'évite de les oublier !

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