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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 17:53

entraide.jpgMadame M. est mariée, ne s’est jamais occupée de rien chez elle (à part, j’imagine, les enfants, le ménage et la cuisine…). Son mari gérait le budget et était le seul au courant des formalités et obligations administratives du foyer.

 

Patatras, il a eu un AVC il y a quelques mois, s’est retrouvé à l’hôpital où il est encore, et a perdu l’usage de la parole.

 

Mme M. a donc été obligée de mettre le nez dans les papiers et n’y comprend pas grand-chose. Elle remarque tout de même des bizarreries sur les quittances de loyer.

 

Impossible de demander à son mari !

Elle a alors la présence d’esprit d’aller voir le conseiller juridique. Celui-ci lui fait une liste de points à éclaircir avec le syndic et de documents à réclamer.

 

Munie de cette liste, je rédige le courrier.

 

C’est bien pratique, cette collaboration entre intervenants en mairie.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 15:11

pt d'interrogationBeurk, M. K. !

Même s’il n’a plus ses yeux de fou du début, je ne l’apprécie vraiment pas. Il revendique toujours, sûr de son bon droit, et sait se montrer très désagréable.

 

Je me souviens qu’il a engagé une action en justice contre un magasin de vêtements pour demander réparation : sa fille, âgée d’environ neuf ans à l’époque, en courant dans la boutique, s’était pris les pieds dans un portant, était tombée et ses lunettes avaient été cassées. Il estimait bien sûr que le magasin était responsable.

 

J’ai aussi écrit plusieurs fois à une succursale de Coca Cola pour demander à profiter d’une promotion, du genre : trois packs de quatre bouteilles de deux litres achetés, le troisième remboursé.

(Là, je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui me contactent pour avoir des renseignements sur le métier d’écrivain public en mettant en avant leur expérience en écriture de romans. Je crois qu’ils se trompent vraiment de métier !)

 

Cette fois, il vient pour sa déclaration de revenus. Son imprimé n’est pas prérempli, je pose des questions. Lui touche l’AAH, pas besoin de la déclarer, mais son épouse a travaillé quelque temps en 2012. Je lui réclame donc les fiches de paie correspondantes


Il ne les a pas et insiste bien sur le fait qu’il ne savait pas qu’il fallait les apporter. Au bout d'un moment, je lui fais remarquer que c’est pourtant assez logique : déclaration de revenus, on déclare les revenus !


Sa réponse, que je lui ai fait répéter, car je n’avais pas compris – d’ailleurs, à ce jour, je ne l’ai pas encore comprise – : on lui a cassé une vitre (qui ? où ?) et on lui a volé ses lunettes.

 

Soupir.


Peut-être que je vais devenir écrivain, tout court…

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 22:10

non

 

 

Dans les demandes hors de propos...

 

 

 

Un vieux monsieur - un habitué - veut que j'appelle son médecin traitant pour signaler que les derniers médicaments prescrits ne lui convenaient pas.

 

Je crois que le numéro qu’il me donnait n’était même pas celui du médecin, mais un numéro pour les urgences, affiché sur la porte du cabinet en son absence.

 

J'ai refusé net.

 

Le monsieur est parti en grommelant, mais s’est excusé la fois suivante.

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 18:51

Logo Le Jeunivoxois compresse

 

Je vous avais annoncé la parution du Jeunivoxois, journal des jeunes de Vaux-le-Pénil (voir le premier billet qui en parle).

 

L'aventure continue, avec un changement d'équipe : c'est la vie !

 

Voici le deuxième numéro du journal, vous pourrez le télécharger en cliquant sur ce lien : Jeunivoxois n° 2.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 21:06

feuille dechireeVoici deux messieurs, l’un d’une cinquantaine d’années, plutôt bourru et taciturne, l’autre nettement plus jeune, qui s’exprime : normal, il est venu pour traduire et accompagner son oncle, arrivé depuis peu de temps du Portugal, qui ne parle que quelques mots de français. C’est l’oncle, M. M.F. qui a besoin de moi.

 

Il a été embauché en CDI il y a plus de six mois comme agent de service dans une entreprise de nettoyage tenue par un compatriote. À la fin du mois dernier, sa responsable lui a appris qu’il n’y avait plus de travail pour lui et lui a demandé de rester chez lui le temps qu’elle trouve un autre chantier où l’employer.

 

Elle lui a aussi fait signer un « mot », lui affirmant qu’il s’agissait d’un document destiné à lui donner des droits aux allocations de chômage.

 

Rentré chez lui, M. M.F. a montré ce papier à son neveu : il s’agit ni plus ni moins d’une lettre de démission.

Enfin, le mot « démission » est bien mentionné, mais l’ensemble est un torchon qui n’a de lettre que le nom : pas de date, pas de destinataire, une syntaxe à la limite du compréhensible ; quant à l’orthographe… Je ne crois pas que ce document ait beaucoup de valeur, mais on ne sait jamais.

 

Le neveu a emmené son tonton voir un juriste. Celui-ci a conseillé d’écrire à l’employeur pour souligner qu’il y a un vice de consentement puisqu’il ne savait pas ce qu’il signait (il ne sait ni lire ni écrire), qu’il n’avait pas l’intention de démissionner et qu’il se tient à sa disposition pour toute nouvelle affectation.

 

Je rédige le courrier et donne les conseils d’usage : envoi en recommandé, se faire aider pour calculer les demandes à déposer au conseil des prud’hommes, garder tous les documents…

 

Le neveu traduit tout à l’oncle qui repart ragaillardi.

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 16:41

AAALogo-web-max

 

Depuis plusieurs années, le SNPCE (Syndicat national des prestataires et conseils en écriture) profite de la tenue de son congrès annuel pour proposer un atelier de formation.

 

 

Samedi 1er juin


salle Fréteau, rue de la Libération à Vaux-le-Pénil (77).

 

Rédiger pour le web


Animé par Anne-Marie Martin,

formatrice, spécialiste en création de sites, graphisme, référencement…

Pour visiter son site.

 

 

Gratuit pour les adhérents.


20 € pour les non-adhérents. Inscription sur le site du SNPCE.

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 21:01

Points dinterrogationCe monsieur s’installe et, à ma demande, m’explique ce qu’il veut. Avec une voix profonde et un accent très prononcé, mais seulement quelques mots de français compréhensibles, il me dit qu’il n’a pas de travail et sa femme non plus.

 

Puis il me montre un petit coupon de la MDS, servant normalement à noter les rendez-vous, au verso duquel sont griffonnés « écrivain public » et le numéro de téléphone où prendre rendez-vous.

 

« De quoi avez-vous besoin, monsieur ? »

 

Je comprends à peu près que la MDS l’a envoyé ici, mais qu’il ne sait pas pourquoi.

 

Il appelle son fils pour qu'il m’explique.

Le fils n’en sait rien non plus ; il ne sait même pas ce que je suis censée faire.

 

Alors le monsieur me dit qu’il va retourner à la MDS pour demander quoi me demander.

Je griffonne sur son papier que je l’ai bien vu, mais que j’attends des précisions.

Il repart en me remerciant.

 

C’était M. X. Je n’ai pas eu le temps de savoir son nom.

 

Eh ben !

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 18:32

Finalement, c’est pas la peine… Qu’est-ce que vous en pensez ?

 

couple-decoupe.jpg

 

« J’ai reçu ça de Nantes* mais j’ai pas bien compris ce qu’ils demandent. »

Et M. C. me tend une liasse de papiers.

 

Le premier : la copie d’une traduction en français d’un jugement de divorce tunisien, avec une annotation : « il nous faut la traduction originale ».

« Ce sont les services de Nantes qui ont écrit ça ? C’est tout ? »


Ah non ! Il y a un courrier, évidemment.

 

Le courrier récapitule sa demande – la transcription de son mariage dans les registres d’état civil français –, et donne la liste des documents à fournir :

  • les originaux de l’acte de mariage et du jugement de divorce en arabe
  • et les originaux de la traduction (par un traducteur assermenté),
  • la preuve du caractère définitif du divorce
  • et des justificatifs de sa résidence au moment de la demande de divorce.

 

Réponses de M. C. :

Ceci, il ne l’a pas mais ça ne semble pas obligatoire…

L’acte de mariage, il ne peut pas l’avoir puisqu’il a divorcé : j’explique qu’en cas de divorce(s), les actes de mariage ne sont pas détruits, on peut les demander à l’endroit où on s’est marié.

Pour les justificatifs de résidence, une attestation sur l’honneur suffit. Je la remplis (ouf, il se souvient des adresses !).

 

Il y a aussi un imprimé de demande de transcription de mariage avec des flèches à suivre selon les cas – c’est la première fois que je vois ça.

 

Avant de commencer à écrire, je m’assure : « Vous demandez la transcription de votre mariage qui n’avait pas été faite et, par la même occasion, celle de votre divorce ? »

 

S’ensuit un moment de flottement puis, M. C, brandissant son acte de naissance français :

 

« Je crois que ça sert à rien de faire transcrire tout ça. Je demandais la transcription du divorce mais celle du mariage n’a pas été faite. Donc, c’est pas la peine… Qu’est-ce que vous en pensez ?

- Moi ? Rien… Vous faites comme vous voulez… Alors vous laissez tomber ?

- Oui oui, laissez tomber. Si je me marie encore (ce ne serait que la troisième fois), y aura que mon premier mariage sur mon acte de naissance, et voilà. »

 

Et voilà ! Un quart d’heure à essayer de comprendre, puis d’expliquer pour… rien !

 

« Faire et défaire… », disait ma grand-mère…

 

 

*Pour les non-initiés, « Nantes », c’est le service central d’état civil des Français nés à l’étranger. « Nantes » a souvent bon dos...

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 22:06

 

non.jpg

 

 

Dans les demandes hors de propos :

 

Explication du mode d’emploi d’un test Hémoccult.


Si vous savez ce qu’est ce test, vous comprendrez aisément mon embarras, même si j’en avais eu les compétences, pour expliquer ce « truc » à un homme, d’une part, ne comprenant pas bien le français, d’autre part !

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 22:02

chevalier.jpgPendant que j’écris son courrier, Mme C. me pose cette question quelque peu surprenante.

 

Je connais cette dame depuis quelques mois. La première fois qu’elle est venue, elle était accompagnée d’une amie qui l’aidait. En effet, Mme C. a été victime d’un accident du travail dont je ne connais pas les détails, mais qui a nécessité une opération de l’épaule et une immobilisation du bras droit pendant plusieurs semaines. L’amie avait même signé pour elle les lettres que j’avais rédigées.

 

Elle est revenue plusieurs fois depuis, seule. J’ai pu constater l’amélioration de son état puisque, maintenant, elle peut signer, même si le geste lui occasionne quelques grimaces. Nous avons gagné en « intimité », je m’enquiers de sa santé…

 

Jusqu’à aujourd’hui :

« Vous avez du courage ?... Vous voulez voir ma cicatrice, comme elle est belle ? »

 

Je souris, à moitié :

« Non, je ne veux pas voir votre cicatrice. Je vous crois sur parole si vous me dites qu’elle est belle.

- C’est pas vrai, elle était toute fine au début, maintenant, elle est toute gonflée. »

 

Raison de plus pour ne pas la regarder !

 

Et j’enchaîne sur l’idée qu’elle devrait consulter un dermatologue, et patati et patata… Et elle ne donne pas suite à sa proposition.

 

Ouf, je m’en tire bien cette fois !

 

Il y a quelques années, une vieille dame avec qui des liens s’étaient aussi noués ne m’avait pas donné le choix : ni une ni deux, elle avait relevé son pull pour me montrer les dégâts d’une radiothérapie mal dosée sur un cancer du sein.

 

Gloups !

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Présentation

  • : Le blog de Christine Atger, écrivain public, écrivain conseil
  • : Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
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Chers confrères, je vous salue et vous souhaite la bienvenue sur mon blog.

Je suis écrivain public et écrivain conseil.


journal.jpg

 

J'ai toujours adoré écouter les anecdotes de mes pairs, surtout les plus anciens.


Commençant à avoir un peu de bouteille, j’aurais aussi des choses à raconter... mais je n'ai pas le talent oratoire pour me lancer à brûle-pourpoint au cours d’un repas ou entre deux réunions.


Comme je sais à peu près écrire, j’ai eu envie de créer ce blog (journal, mon cher journal…) pour vous les faire découvrir…

 

En plus, je dois avouer qu'écrire ces péripéties m'évite de les oublier !

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