Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
Mme B. est venue accompagnée de son fils, un poupon de neuf mois, bien tranquille dans sa poussette.
Pendant que je rédige pour elle une lettre au préfet pour savoir où en est la demande de carte d’identité pour le bébé, celui-ci commence vaguement à se manifester.
« Arrête de pleurer ! » lui lance-t-elle.
Je me dis in petto qu’elle est bien exigeante alors qu’il a à peine émis un petit son et je continue.
Nouveau gémissement.
« Il faut pas pleurer, sinon la dame va te taper. »
Mais… c’est de moi qu’elle parle !
« Ah non ! Moi je ne tape pas. Ça va pas de lui dire ça ? »
Je me tourne vers le petit : « Ne t’inquiète pas, moi je ne tape personne !
— Excusez-moi…
— Je suis vraiment choquée que vous disiez ça…
— Je disais ça pour lui, pour qu’il arrête…
— Et ben dites-lui autre chose !
— Excusez-moi… »
Je finis le courrier sans lui dire que je l’excuse. Parce que non, elle n'est pas excusable !
Pff !