Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
Mme K. traîne depuis des années un contentieux avec une banque liée à un hypermarché.
Je redoute toujours le moment où elle va m’en parler, car je n’y comprends rien. Elle avait souscrit un crédit renouvelable et, selon elle, elle a depuis longtemps fini de rembourser ce qu’elle avait emprunté. Mais l’organisme n’est pas d’accord et lui réclame plus de 3 000 €.
Je l’ai envoyée consulter juriste, association de consommateurs… Je ne savais plus à quels saints la vouer…
Ce matin, elle recommence à me parler de cet organisme, je crains le pire.
L’affaire a été confiée à une entreprise de contentieux qui lui propose un plan de remboursement.
Rappelons qu’elle et son mari sont chacun bénéficiaires de l’ASPA (allocation de solidarité pour les personnes âgées) qui s’élève à 610 € mensuels.
Le plan de remboursement prévoit un échelonnement du paiement. Chouette !, me direz-vous.
Moins chouette quand on regarde le détail : 90 € par mois pendant onze mois et une dernière mensualité de près de 2 500 €. Vous avez bien lu !
Bien sûr, j’écris un courrier pour souligner l’aberration de la proposition. Mme K. s’engage à verser 50 € par mois, jusqu’à extinction de la dette.
Je remarque que le nom de la société de recouvrement comporte celui d’une ville assez huppée de la Région parisienne ? Coïncidence ?