Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
M. J. est un habitué qui me fatigue un peu : aimable, voire empressé, mais brouillon.
Il m’explique aujourd’hui qu’il a résilié en juillet un contrat d’assurance, mais n’ayant pas trouvé d’autre contrat moins cher, il souhaite en demander le renouvellement.
Il m’affirme qu’il a appelé l’assureur pour lui demander cela, qu’on lui a dit « oui oui », mais qu’il n’a pas reçu le nouveau contrat ni le certificat pour son véhicule.
Je le préviens : « N’utilisez pas votre voiture, car ça signifie que vous n’êtes plus assuré. »
Je m’apprête à faire le courrier qu’il réclame, mais j’ai le souvenir d’avoir déjà écrit quelque chose de similaire. Je recherche dans mes fichiers : bingo ! Début octobre, j’ai rédigé une lettre dans ce sens et le lui rappelle : « Vous ne l’avez pas envoyée ? »
Si si, il l’a bien expédiée, mais il n’a rien reçu depuis. Et les prélèvements continuent chaque mois.
« Et vous n’avez rien reçu de l’assurance ? Une lettre confirmant la résiliation ? »
Non.
Je commence donc un courrier rappelant ces précédentes demandes et soulignant qu’il continue de payer.
Il parle toujours et sort un papier à l’entête de l’assurance.
« Vous voyez, ils m’ont dit que c’était résilié… »
Ah, l’assurance a donc répondu !
Je regarde… et je lis : « Nous avons le plaisir d’annuler votre résiliation du… et vous informons de la poursuite de votre contrat aux mêmes conditions… »
« Mais, monsieur, l’assurance vous a répondu et elle vous dit qu’elle ne tient pas compte de votre résiliation.
— J’avais pas compris ça, je croyais… »
J’efface ce que j’ai déjà écrit et me contente de réclamer le certificat d’assurance.
Pff...