Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
M. T. veut expliquer à la CAF qu’elle a déclaré par erreur son petit ami épisodique comme conjoint établi.
Je suis un peu surprise qu’on puisse se tromper de la sorte, alors elle m’explique.
Son gardien sait qu’elle vit seule. Or, il a remarqué qu’elle recevait de temps en temps la visite d’un homme. Et il s’est mêlé de la mettre en garde : « Il y a un homme qui vient chez vous, vous devez le déclarer à la CAF, sinon, vous aurez des problèmes. »
La CAF lui a bien sûr demandé des justificatifs qu’elle n’a pas : attestation d’hébergement ou bail aux deux noms, avis d’imposition…, et c’est là qu’elle a compris qu’elle avait agi avec un peu trop de précipitation. Pour revenir sur cette déclaration, il lui faut donc un courrier.
Je suis légèrement choquée par l’immixtion du gardien dans sa vie : « Mais, il vous surveille !? »
Entre nous, il s’agit d’une jolie et coquette jeune femme. Je ne suis pas étonnée que le gardien l’ait lorgnée.
Elle se rend compte de cette aberration et m’assure que, la prochaine fois, elle le remettra à sa place en lui suggérant de s’occuper de ses affaires.