Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
M. H. occupe un logement très humide. La copropriété a demandé l’inspection d’une entreprise spécialisée qui a émis l’hypothèse que la cause se trouverait dans le bâtiment d’à côté appartenant à la mairie.
M. H. a donc alerté les services municipaux qui - incompétence ? inconséquence ? je-m’en-foutisme ? - l’ont envoyé à l’agence régionale de santé. Celle-ci, quand il a enfin pu la joindre, l’a gentiment envoyé... balader, lui disant qu’elle ne pouvait pas intervenir, et l’a redirigé… vers la mairie.
C’est ici que j’interviens : je lui rédige le courrier pour expliquer la situation, déjà connue puisque la copropriété de l’immeuble a fait parvenir à la mairie le rapport d’intervention de la société spécialisée.
Je lui demande des précisions : est-ce seulement son appartement qui est affecté, ou bien tout l’immeuble est-il aussi touché ?
« Mon voisin a eu le même problème de moisissures quand il est arrivé. Il a passé tous ses murs au rhum et, depuis, il garde ses fenêtres ouvertes. Il vient d’ailleurs d’être cambriolé.
- … Il a nettoyé ses murs au rhum ?!
- Oui (il est hilare).
- Il est antillais ?
- Oui, il est antillais (il rit toujours).
- Houlà ! Ça devait sentir… J’espère que c’était du rhum bas de gamme…
- Je ne suis même pas sûr ! »
Eh ben ! Voilà qui ferait frémir d’horreur certains amateurs de ma connaissance.