Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
Cela faisait plus d’un an que je surveillais ce marché public pour des prestations de correction !
L’année dernière, j’y avais répondu, fournissant un travail très important – les habitués de l’exercice savent de quoi je parle – d’autant qu’il fallait fournir des exemples de documents corrigés en analysant et expliquant les corrections apportées.
J’avais eu un fol espoir parce que j’avais été interrogée sur mes tarifs « jugés anormalement bas ». Je les avais justifiés et me disais que c’était bon signe...
Patatras ! Quelques semaines plus tard, j’apprenais que la consultation était annulée pour un motif d’intérêt général.
Scrogneugneu ! Ça veut tout dire, ça ne veut rien dire, et ça laisse tout supposer.
Bon, je m’en suis remise.
En juillet dernier, je retrouve un avis pour le même marché. Banco, me dis-je, mon dossier est déjà prêt, ce travail est fait pour moi, je retente. Et me voilà repartie pour de longues heures à peaufiner mon offre.
La date limite de remise du dossier était le 3 septembre à 17 heures. Le 31 août, je me rends à la Poste avec mon enveloppe sous le bras et l’envoie en recommandé.
Puis, j’oublie l’affaire.
Il y a trois jours, je reçois un recommandé de cette collectivité territoriale : mon offre n’a pas été examinée – l’enveloppe même pas ouverte –, car elle est arrivée le 4 septembre à 8 h 30.
On se sent vraiment impuissant dans un cas pareil !