Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
« Alors, moi, mon ex-mari a demandé une audience au JAF parce qu’il dit qu’il peut pas payer la pension alimentaire. »
Ouf ! À peine assise, Mme T. commence ses explications.
Je suis moi-même encore debout et dois d’abord remplir mon tableau de statistiques.
Voilà, c’est fait.
« Que puis-je faire pour vous, madame ?
— Mon ex-mari dit que le calcul de la pension a été fait avec des chiffres faux.
— … (Je réfléchis au fur et à mesure : serait-elle accusée d’avoir falsifié des documents ? L’envoyer à un juriste, voire à son avocat).
— Quand on a fait le divorce à l’amiable, il a donné ses fiches de paie et l’avocat a estimé la pension à 190 € par enfant.
— … (Je continue de réfléchir, toujours la même idée.)
— Et maintenant, il dit qu’il peut pas payer et a fait une demande au JAF. Et je suis convoquée le 19 août.
— … (Lui demander si elle a vu son avocat.)
— Et mon avocat m’a dit qu’il serait pas là parce qu’il est en vacances.
— … (Ah ! Elle a vu son avocat.)
— Et moi non plus. Alors il faut écrire pour demander à décaler la date.
— (C’est tout ?) Vous voulez écrire au TGI pour demander un report d’audience ?
— Oui, parce que mon avocat sera pas là et moi je serai ou en vacances ou au travail…
— Donc, je fais une lettre pour le JAF pour décaler la date. Très bien. »
Et voilà. C’est tout.
Comme quoi, il ne faut pas s’emballer.