Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
Le ton de M. B. quand il se signale comme étant la prochaine personne à recevoir sonne désagréablement à mon oreille durant un instant très furtif. Mais je ne m’y attarde pas, car il s’agit vraiment d’un détail, me semble-t-il.
Il est quelque peu excédé : il a reçu plusieurs notifications de la CAF, à quelques jours d’intervalle, qui se contredisent à chaque fois quant à ses droits à l’APL. La somme fluctue sans aucune explication. Je comprends son énervement.
Il s’est déplacé et les explications qu’il a reçues ne sont pas convaincantes : il y aurait un problème de transmission de données de la part de Pôle emploi. Et aucune décision fiable.
Il me raconte ça sur un ton assez virulent et péremptoire et conclut par son souhait d’écrire au ministère de tutelle de la CAF pour débloquer son dossier.
Comme d’habitude, je propose d’abord une solution au niveau local et suggère d’écrire au directeur de la CAF. Non, il est catégorique, il veut écrire au ministère.
Vu ses propos et sa façon de les tenir, je n’insiste pas et acquiesce : on va écrire au ministère. Je commence à rassembler les arguments dans ma tête tout en préparant la lettre.
« C’est au ministère de la Famille qu’il faut écrire, c’est bien ça ? »
Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai un mal fou à m’y retrouver dans la dénomination de ces ministères fourre-tout qui varie fréquemment. Et, tout en continuant de préparer le fichier et en réfléchissant à sa question, je réponds : « Je ne sais pas ».
La suite de ce billet dans dix jours.