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Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...

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Onze ans, déjà !

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Si j’écris ce blog depuis deux ans (je n’imaginais pas avoir autant de choses à raconter : mon stock d’anecdotes se renouvelle régulièrement), j’exerce le métier d’écrivain public et écrivain conseil depuis… onze ans.

J’ai commencé tout doux. J’avais une activité salariée à temps partiel que j’ai conservée. Je n’ai pu que m’en féliciter puisque cela m’a permis d’avoir la patience d’attendre que mon activité se développe. Au fil des années, avec son accroissement, j’ai peu à peu réduit mon temps de travail salarié.

Au début, j’envisageais de recevoir les clients chez moi. Ce n’était vraiment pas une bonne idée pour moi : peu ordonnée, avec deux enfants encore jeunes susceptibles de débouler à l’improviste, je me rendais malade à chaque fois que quelqu’un devait venir. C’est ainsi que l’activité ne s’est pas développée car, le contexte ne s’y prêtant pas, je ne faisais rien pour lancer la machine.

Au bout de deux ans, j’ai pu acquérir un appartement destiné à mon activité professionnelle et à partager avec ma sœur qui s’était aussi installée, dans une autre profession. Comme par magie, les clients ont commencé à venir en plus grand nombre.

Deux ans plus tard, j’ai obtenu un contrat avec une mairie pour douze heures de permanence par semaine. Là, j’ai commencé à retirer un revenu régulier de ce métier. Avec les clients directs du cabinet, mon champ d’activité prenait une dimension très confortable. Mon autre travail perdait de plus en plus de son attrait.

Quatre ans après, une autre mairie m’a confié six heures de permanences supplémentaires. J’ai alors donné ma démission à mon autre employeur, sans regret.

J’étais donc plus ou moins spécialisée, par la force des choses, dans l’écriture à dimension sociale. Heureusement que je ne faisais pas que ça car j’aurais rapidement déprimé.

Depuis, j’ai aussi trouvé des marchés pour de la correction d’édition : romans ou articles de presse. Demandant une attention soutenue et un œil de lynx, cette facette du métier complète bien mes tâches d’écriture.
J’écris aussi beaucoup de discours pour toute circonstance ; c’est un réel plaisir et une récréation fort agréable.

De plus, depuis cette année, ma consœur, Sophie Strnadel, que vous devez commencer à connaître, et moi proposons des ateliers d’écriture qui nous apportent de grandes satisfactions : la préparation où nous nous amusons beaucoup, et l’animation, où nous ne pleurons pas non plus.

Écrire, réécrire, faire écrire : je pense faire le tour du métier.

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