Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
M. M. est un très jeune homme, de tout juste dix-huit ans : il vient de participer à la journée de défense et de citoyenneté trois jours avant.
Il vient d’ailleurs à ce propos. Il demande aux autorités militaires de lui fournir un document intitulé « acte 3 » (j’espère qu’elles savent de quoi il s’agit, car il n’a pas été capable de m’en dire plus et je n’en avais jamais entendu parler avant)*.
Ce document est essentiel pour lui : il est binational, français et algérien. De ce fait, il doit respecter des obligations dans les deux pays, notamment le service militaire obligatoire en Algérie, d’une durée de dix-huit mois. Or, il veut passer des vacances là-bas sans risquer d’être attrapé par la police et mobilisé d’office.
L’ « acte 3 » sera la preuve qu’il s’est bien soumis aux formalités militaires en France et le dispensera de les accomplir en Algérie.
Je comprends qu’il soit venu aussi vite !
*Rentrée chez moi, j’ai tout de suite effectué des recherches sur ce fameux « acte 3 ».
Je crois qu’il s’est trompé (pas dû bien retenir le terme : acte/article, les mots se ressemblent) et qu’il fallait demander un « certificat des services » dans le cadre de l’article 3 de l’accord franco-algérien du 11 octobre 1983.
Ce document doit être communiqué au consulat d’Algérie en France avec la preuve de sa double nationalité.
Je verrai bien s’il revient pour préciser sa demande…