Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
non placent, dans ce cas)
J’ai déjà parlé du décès de M. O. (ici). Depuis, j’avoue me sentir soulagée de
savoir que je ne le verrai plus.
En effet, même avec toute mon expérience, avec lui, c’était toujours éprouvant de me demander ce qu’il allait bien pouvoir réclamer de complètement incohérent. (Mais il en reste, des cas du même genre… Je ne vais tout de même pas souhaiter la mort de tout le monde ?!)
Je viens d’apprendre un autre décès, celui d’une petite dame un peu simplette qui m’avait déjà consultée deux ou trois fois, toujours pour la même raison. Elle revenait d’ailleurs pour ça mais, cette fois, elle s’était assuré les services de traduction du directeur du centre social.
J’aurais très bien compris sans lui puisqu’elle voulait encore une fois se plaindre au juge des tutelles de l’organisme tutélaire qui la suivait. Selon elle, la gérante de tutelle ne payait pas ses factures, ne lui donnait pas assez d’argent pour vivre, se désintéressait de ses besoins.
Elle ne connaissait pas le nom de l’organisme, n’avait pas non plus les références de son dossier.
Parfois, quand une personne n’a pas tous les renseignements mais a les moyens de se débrouiller un peu seule, je prépare le courrier et lui montre l’endroit où indiquer le numéro de dossier ou l’adresse. Mais là, ce n’était même pas la peine, elle n’aurait pas compris, même avec la traduction, et elle ne savait pas écrire.
Donc, le directeur lui explique tout ce qu’elle doit me rapporter.
La semaine suivante, personne…
Puis, un beau jour, J., l’agent d’accueil, m’a annoncé le décès.
C’est la vie…