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Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...

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Renouvellement de contrat

Quand j’ai commencé les permanences en mairie il y a cinq ans, j’ai pris la suite de ma consœur Françoise qui partait à la retraite. Elle avait travaillé pendant dix ans sans aucun contrat. Quand elle a annoncé son départ, les services municipaux lui ont laissé carte blanche pour trouver un remplaçant. Ce fut moi qu’elle présenta au directeur général lors d’une entrevue mémorable que j’ai évoquée dans un de mes précédents billets.

 

Les premières semaines passèrent sans aucune signature d’un quelconque engagement réciproque. Me fiant à l’expérience de Françoise, je ne m’en inquiétais pas jusqu’à apprendre, par hasard, que si la paierie municipale se penchait sur mon cas et s’apercevait qu’aucun document officiel ne me liait à la mairie, elle ne paierait plus mes factures. Dès lors, je n’eus de cesse de réclamer un contrat.

 

Les mois s’écoulèrent jusqu’à une énième réorganisation des services et au changement du supérieur hiérarchique de mon contact habituel. Cette nouvelle directrice m’apprit alors, sans ménagement, que les services d’écrivain public générant un chiffre d’affaires annuel supérieur à un certain montant (que j’ai oublié depuis), le choix du prestataire devait faire l’objet d’une offre publique d’achat.

Vlan, sur la tête ! J’ai eu quelques angoisses : je ne connaissais pas bien ce type de procédure, mais j’avais tout de même compris que je ne serais pas spécialement favorisée par rapport à un éventuel autre écrivain public candidat, malgré mon année d’ancienneté dans le poste.

J’ai donc préparé mon dossier et répondu à l’appel d’offres. Avec le recul, je sais que ce n’était pas d’une façon magistrale, mais… j’ai été retenue (j’étais l’unique soumissionnaire !). Il s’agissait d’un contrat d’un an reconductible deux fois ; j’étais donc tranquille pour trois ans.

 

Ceci m’amenait à fin décembre 2009 ; j’avais organisé tous mes autres engagements en fonction de cette date. Dès le mois d’août 2009, j’ai commencé à m’inquiéter de la nouvelle procédure à venir : mon interlocutrice changeait encore, la municipalité connaissait quelques déboires judiciaires après les dernières élections… Je préférais prévoir…

Las ! Ma correspondante, et je le crois, avait tout préparé pour son successeur, mais la fin de l’année arriva et rien n’était mis en place.

 

On me fit un avenant d’un mois, soit jusqu’à mi-février. L’appel d’offres fut lancé à peu près à cette période avec une date butoir à mi-mars ; j’y répondis bien sûr. Un autre avenant jusqu’au 18 avril fut signé. Dès le début d’avril, je fis le siège de mon nouvel interlocuteur et du service des marchés publics pour avoir un début de semblant de réponse : ils refusaient de me donner la moindre information, se retranchant derrière le sacrosaint secret des marchés ; je ne pouvais même pas connaître le nombre de soumissionnaires.

 

Finalement, le vendredi 16 avril à 16 h 45, je reçus un appel du responsable des marchés publics m’annonçant que j’étais retenue, que l’acte d’engagement attendait la signature du maire et que je pouvais donc continuer le mardi suivant.

 

Et le 28 avril dernier, je reçus enfin le courrier recommandé officiel. Ouf ! je suis tranquille pour trois fois un an !

 

Une prochaine fois, je vous raconterai les problèmes de paiement de factures rencontrés au même moment…

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