Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
J’ai raconté ici une matinée éprouvante qui s’est terminée par des hurlements d’un
usager mécontent. En fait, la matinée infernale n’avait pas encore touché à sa fin. Jugez plutôt…
Le sale bonhomme parti, je regagne mon local. Un peu tremblante, je commence à rassembler mes affaires. Ma porte est fermée et j’entends du bruit dans le couloir sans y prêter attention.
Quand je sors rendre la clé, la porte des bureaux de la mairie est fermée…
Hum ! Même pas peur !
Je vais vers la sortie de l’autre côté : le rideau métallique est baissé. Me voici seule et enfermée dans l’espace-ville, un endroit déprimant à souhait. Les portes sont protégées par des rideaux et les fenêtres par des barreaux.
Je réfléchis à toute vitesse et tente sans trop d’espoir d’appeler le centre administratif pour avoir le numéro d’une des dames qui m’ont laissée. Il est midi pile, personne ne répond.
Je retourne en courant dans mon local, ouvre la fenêtre qui donne sur le parking et commence désespérément à appeler.
Je remarque une voiture blanche qui va démarrer, au volant, A., un des agents. J’essaie d’attirer son attention… Elle me voit et sort de sa voiture. « Tu n’étais pas partie ? C’est bien ce que je me disais, mais Z. m’affirmait le contraire. Oh là là, excuse-nous, j’arrive… »
Tellement heureuse de sortir de cet endroit maléfique, je ne fais aucun reproche et, même, la remercie.
Je regagne ma voiture et décide de rentrer chez moi faire la sieste.