Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
J’ai vu Mme O. l’année dernière en mai. Divorcée depuis 2006, elle
ne dispose que d’une copie non signée du jugement de divorce. Dans ses démarches administratives, on exige l’original que personne ne lui a fourni ; elle ne l’a pas réclamé, car elle
ignorait tout de l’importance de ce document.
Elle finit par demander une copie au tribunal de grande instance qui lui répond qu’il a tout fourni à son avocat et ne peut rien pour elle.
Elle prend donc rendez-vous en mars 2011 avec l’avocat qui lui promet qu’il va lui communiquer le jugement dans les deux semaines. En mai, comme elle n’a pas reçu le document, je lui écris un courrier recommandé de relance.
En juin, n’ayant toujours rien, ni jugement, ni même réponse, elle saisit le bâtonnier de l’ordre qui lui répond en septembre, en lui demandant les références de son dossier d’aide juridictionnelle pour… lui désigner un autre avocat.
Monsieur le bâtonnier a-t-il lu le courrier ?
Elle met du temps à réagir, car elle se sent très désemparée. Aujourd’hui, je refais un courrier au bâtonnier en lui indiquant explicitement qu’elle n'a pas besoin d'un autre avocat, mais de son jugement.
Allez, croisons les doigts : quelqu’un doit savoir lire, au barreau du département !