Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
« Bonjour madame. Asseyez-vous.
- Je voudrais juste une lettre pour annuler deux prélèvements d’EDF pour février et mars. La Poste m’a dit qu’il fallait écrire. Ils m’avaient dit que je paierais 50 € par mois et là j’ai vu que c’était 258 €, ça va pas… Je devais voir l’assistante sociale, mais je connaissais pas la ligne de bus…
- Vous avez votre facture EDF ? »
La facture montre un montant de 258 € à prélever le 8 du mois, nous sommes le 1er. Je lui fais remarquer que, le temps de recevoir la lettre, EDF n’aura pas le temps d’annuler l’opération programmée.
« Je vais envoyer un fax à la Poste.
- Vous voulez la payer quand, cette somme ? Est-ce que vous demandez à étaler le paiement ?
- Je vais voir l’assistante sociale pour ça demain, une copine va m’amener.
- Vous demandez l’annulation de ce prélèvement de 258 € mais vous m’avez parlé d’un deuxième ; qu’est-ce qui est prévu d’autre ?
- C’est au cas où ils feraient le prélèvement le mois suivant…
- Donc je demande d’annuler le prélèvement de février et de ne pas le reporter en mars ?
- Oui, c’est ça ! »
Je commence le courrier et examine la facture : j’ai bien l’adresse d’EDF, mais…
« Vous avez le numéro de fax ? parce que rien n’est indiqué là-dessus.
- Mais à la Poste, ils l’ont.
- Ils ont le numéro de fax d’EDF ?
- Non, le numéro de La Source.
- Aaaah ! Vous demandez à la Banque postale de ne pas payer le prochain prélèvement d’EDF ni celui de mars éventuellement ?
- Oui, merci madame. »
C'était pourtant évident !...
Eh ben ! J’ai compris ! Je peux donc terminer le courrier.
