Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
Mme K. est une habituée mais je ne la voyais pas très souvent… jusqu’à ce que ses voisins changent. Commença alors une période infernale pour elle et sa famille. Les voisins, probablement dérangés, faisaient du bruit en permanence, jour et nuit, à se demander s’il leur arrivait de dormir. Toutes les tentatives de discussion et d’arrangement amiable s’étant terminées dans les insultes, le bailleur semblant impuissant ou inerte, Mme K. ne voit plus qu’une solution : déménager.
S’ensuit une longue bataille avec le bailleur, la mairie, soutenue par une amicale de locataires, et aidée par les courriers que je lui écrivais.
Enfin, on lui propose un autre logement, en rez-de-chaussée. Il n’a pas été occupé depuis longtemps et pour
éviter les squatters, il a été muré. Elle le visite avec son mari le soir, sans pouvoir ouvrir les volets. L’intérieur leur convient et, pressés par leur besoin urgent de déménager, ils signent
le bail.
Sitôt installés, ils commencent à déchanter. Il ne s’agit pas d’un rez-de-chaussée classique car il est semi-enterré. De ce fait, il est entouré d’une butte de terre qui arrive au niveau des fenêtres. Les passants sont en hauteur par rapport à eux et ont une vue plongeante chez eux. L’atmosphère est humide et étouffante mais il est impossible de laisser les fenêtres ouvertes pour aérer car les chats et les insectes en profitent pour entrer. Mme K. me confie que parfois, elle a l’impression d’être enterrée vivante. De plus, elle craint les cambriolages.
Elle alerte de nouveau toutes les instances décisionnaires pour dénoncer leurs conditions de vie. Après une visite, le bailleur avoue que ce « local » ne devrait pas être destiné à l’habitation mais au stockage des vélos et poussettes. Mme K. est ravie de l’apprendre !