Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
Mme M.L. est un peu « colère » et veut écrire à son fournisseur d’électricité pour lui dire qu’il exagère !
En janvier dernier, alors qu’elle ne pouvait pas payer sa facture de 430 €, son assistante sociale lui obtient une aide de 300 €, charge à Mme M.L. de payer le reste. Or elle s’est aperçue que le montant total de la facture avait été prélevé sur son compte. D’après ses calculs, son compte chez le fournisseur serait donc créditeur de 300 €.
En mai, elle a reçu une nouvelle facture de 230 € et c’est ça qui la rend furieuse : elle ne paiera pas puisqu’elle a un crédit.
J’observe la dernière facture et reste perplexe : nulle part n’est indiqué un solde positif. Je lui demande plusieurs fois si elle est certaine que les 300 € ont bien été versés ; elle m’assure que oui puis, sur mon insistance, me donne le numéro de téléphone de l’assistante sociale que j’appelle aussitôt. J’ai de la chance : elle est à son bureau et disponible pour me répondre. Elle m’explique que le versement a été refusé par le fournisseur parce qu’il n’y avait plus de dettes ; les 300 € n’ont donc pas été réglés. Entre nous, je trouve dommage que Mme M.L. n’en ait pas été informée.
Quand je transmets cette information à Mme M.L., je vois son visage se crisper… L’assistante sociale « percute » tout de suite :
« Elle ne peut pas payer cette nouvelle facture ?... Je peux lui donner un rendez-vous pour voir ce que nous pouvons faire… ».
Mme M.L. accepte, plutôt soulagée, et elles conviennent ensemble d’une date.
Encore une fois, j’ai eu raison de suivre mon intuition et vouloir comprendre le comment du pourquoi ! Je n’ai rien écrit, mais j’ai aidé la personne.