Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
Je ne pense pas connaître ce monsieur, ou alors je l’ai vu une fois il y a… très longtemps !
Il veut écrire « aux impôts » parce que son ex-femme ne déclare pas la pension alimentaire qu’il verse pour leurs enfants.
Houla ! Ça ne me plaît pas trop. Je le fais parler un peu plus…
Lui déclare cette pension mais ses enfants lui ont appris que leur mère ne la déclarait pas. Il n’a pas vraiment l’air scandalisé par cette affirmation…
Aux « impôts », on lui a dit de faire une réclamation.
Ça ne me plaît toujours pas. Je reformule ce que j’ai compris de sa demande et avance le mot « dénoncer » qui ne le fait pas bondir ; je vais plus loin.
« Est-ce que ça vous cause du tort ? Est-ce que ça vous enlève quelque chose ? Est-ce que ça vous pose un problème ?
- Non… Mais y a plein de gens qui me disent que je dois le dire aux impôts… »
Ah ! Il vient surtout sous la pression d’autres personnes.
« Je pense que ça ne vous regarde pas. Si vous, vous avez fait tout ce qu’il fallait : verser la pension, la déclarer, ce que votre ex-femme fait, elle, ou pas, ne vous regarde pas. Vous pourriez déposer une réclamation si, par exemple, vous vous aperceviez que les pensions que vous avez déclarées ne sont pas sur votre avis d’imposition, mais ce n’est pas le cas, elles y sont bien. Le reste ne vous concerne pas, c’est une affaire entre votre ex-femme et les impôts, c’est elle qui risque d’avoir des problèmes si c’est vrai.
En plus, vous n’avez aucune preuve, seulement ce que vous ont dit les enfants... Je trouve que ce n’est pas joli-joli de dénoncer… Non, c’est pas bien de faire ça ! »
Le monsieur semble rasséréné ; il se lève :
« Merci pour votre conseil. »
Et il part.