Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 12:00

M. K. travaille, mais à temps partiel ; elle gagne moins de 200 € par mois. Elle vit avec son mari et leurs nombreux enfants.

 

J’écris de temps en temps les courriers dont ils ont besoin. La dernière fois, monsieur demandait à son employeur la permission de s’absenter pendant deux mois, en congés payés et en congés sans solde.

 

Cette fois, elle veut informer leur banque qu’ils rencontreront des difficultés pour payer leur loyer les deux prochains mois. Je pose des questions, car je ne comprends pas ce qu’elle attend de la banque : une autorisation de découvert ? le rejet des prélèvements ?

 

En fait, elle est préoccupée parce que, sans le salaire de monsieur, le loyer ne sera pas payé.

Je continue mes questions : il semble que monsieur n’a absolument pas anticipé l’absence de revenus pendant un mois. Est-il conscient du problème ? Je n’en suis pas persuadée. Madame me répond : « Son père est mort et il va au pays, c’est comme ça. »

 

Ben oui, c’est comme ça ! Monsieur part au pays pour rendre hommage à son défunt père et madame reste en France avec les enfants, à se débrouiller comme elle pourra pour les nourrir et payer les factures.

 

Je la dissuade d’écrire à la banque pour simplement l’informer, mais lui conseille de prévenir le bailleur pour trouver un arrangement au préalable. C’est ce qu’elle fait.

Repost 0
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 15:48

Après une énième attestation d’hébergement pour son fils, M. K. se plaint du montant de ses mensualités à EDF.

 

Je vérifie ses deux derniers échéanciers et sa dernière facture : le montant des mensualités cette année a été réduit. Je le lui fais remarquer, mais, « quand même », il trouve que c’est beaucoup.

 

Je lui explique que ça dépend de sa consommation et des appareils qu’il a chez lui. Il me parle de son ballon d’eau chaude ; je lui conseille de le faire vérifier et régler, je lui parle des heures creuses. Puis nous passons en revue ce qui consomme beaucoup d’électricité dans une maison.

 

Il repart. Je n’ai pas écrit grand-chose.

 

Dans certaines permanences, j’entends mes voisines de bureau, assistantes sociales, faire ce genre d’analyse.

« De mon temps », il existait des techniciens en économie domestique, ou un intitulé approchant. Je ne sais pas si ce métier a encore cours de nos jours. Je l’exerce parfois.

Repost 0
20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 12:00

Pff... Je commence à me sentir vraiment fatiguée en cette fin de matinée de permanence, voire hébétée. Que se passe-t-il ?

Un coup d’œil sur mon tableau de statistiques me fait comprendre immédiatement la raison de cette lassitude : j’ai reçu onze personnes en un peu moins de trois heures !

Et, pour la plupart, je suis incapable de dire ce que j’ai fait pour elles. Il faut que je consulte mon journal.

J’ai vu...

  1. Mme K. pour un recours à Pôle emploi : elle est radiée parce qu’elle n’a pas actualisé sa situation en décembre.

 

  1. M. S. Il voulait écrire à la MDPH : il a droit à l’AAH, mais ne la touche pas parce qu’il est à la retraite. Je lui explique sur tous les tons que c’est normal, il veut ce énième courrier qui lui apportera la même réponse que les fois précédentes. Je refuse et suis obligée de me fâcher un peu et le mettre dehors.

 

  1. Mme R. Explication d’un courrier de la CAF disant que, compte tenu de leur situation financière, ils n’avaient plus à payer la pension que monsieur doit à sa fille d’un premier mariage. Elle est toute contente. Saisine du conciliateur fiscal, car sa demande de remise de la taxe d’habitation a été rejetée.

 

  1. M. C., accompagné d’un compatriote pour la traduction. Lettre à la sécu pour sa demande d’aide médicale d’État : on lui réclame des justificatifs qu’il n’a pas. Refonte de son CV.

 

  1. Mme A. Demande d’adoption au conseil départemental. Elle veut adopter la fille de son frère, parce qu’elle n’a pas d’enfants et « se sent toute seule ».

 

  1. M. S. Explication de la réponse à la demande de sa tante, écrite précédemment, d’avoir la réversion de la retraite de combattant qu’aurait pu demander son mari décédé : il n’avait pas demandé la carte de combattant de son vivant et il n’est pas possible de le faire après ; de plus, la retraite de combattant n’est pas réversible.

 

  1. Mme R. CV pour son mari. Il ne pouvait pas venir parce qu’il garde les enfants à la maison. Bien sûr. Je commence l’interrogatoire, elle finit par l’appeler et me le passer. Je lui demande de venir.

 

  1. Mme S., encore elle ! Lettre à une société de recouvrement pour lui dire qu’elle a un différend avec SFR et qu’elle ne paiera pas tant que ce ne sera pas réglé.

 

  1. Mme B. Lettre au bailleur pour relancer sa demande de logement : elle est hébergée, mais la personne qui l’héberge ne peut plus le faire, car la CAF lui a supprimé toutes ses allocations.

 

  1. Mme M., qui l’héberge. Attestation sur l’honneur pour la CAF disant qu’elle ne va plus héberger la dame en question.

 

  1. M. G. Lettre à Pôle emploi demandant l’historique de ses indemnisations pour sa demande de naturalisation. Refonte de son CV.

 

Depuis quelque temps, Sophie et moi avons constaté que recevoir autant d’usagers en aussi peu de temps n’est plus une exception.

L’explication ? Notre service est maintenant très connu et le PIMMS, avec qui nous avons conclu un « accord de séparation des tâches », nous adresse de nombreuses personnes.

La conséquence ? Deux écrivains publics épuisées.

Repost 0
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 12:35

Les explications de Mme M. sont embrouillées, mais je finis par comprendre sa demande. Après plusieurs mois de non-paiement de son loyer, elle est assignée par son propriétaire qui veut récupérer les sommes dues. Il lui a fait parvenir un décompte qu’elle conteste. Elle veut que j’établisse un décompte rectificatif.

 

Zut ! Moi, je sais surtout écrire. Dès qu’il s’agit de calculer, j’ai quelques sueurs froides. Bon… Il s’agit d’additions et de soustractions, je devrais m’en sortir.

 

J’établis donc deux colonnes : « à payer » et « payé » ; d’un côté, le loyer mensuel réclamé et de l’autre, ce qu’elle et la CAF ont versé.

 

J’arrive à un total indiquant qu’elle doit encore environ deux cents euros.

Ça me paraît très simple à comprendre.

 

Sauf que cette dame ne veut pas comprendre. Elle est persuadée que le propriétaire doit lui rembourser l’allocation logement qu’il a perçue alors qu’elle avait payé l’intégralité du loyer de certains mois.

Elle oublie que, d’autres mois, elle n’a payé qu’une partie ou pas du tout.

 

J’ai beau lui montrer les chiffres, lui dire et redire ce qu’il y a dans les colonnes, elle n’en démord pas : ce que je lui dis « ne lui convient pas ». D’ailleurs, elle a montré tout ça à d’autres personnes qui ont conclu comme elle. Il n’y a que moi qui arrive à ce résultat.

 

Soupir.

 

Et puis… rezut ! Gros énervement in petto (extérieurement, même si mon ton devient plus animé, je reste d’un calme olympien et d’une amabilité exquise).

 

« Écoutez, madame. Les chiffres sont ceux que vous m’avez donnés, j’ai revérifié les calculs, je ne trouve pas d’autre résultat. Mais… je peux me tromper, je suis écrivain public, pas comptable. Je vous conseille d’aller voir une personne qui compte mieux que moi et vous verrez bien ce qu’elle vous dira. »

 

Pff…

Repost 0
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 12:30

Le début de ce billet est à lire ici :début du billet

 

Sans me laisser le temps d’ajouter quoi que ce soit, il se lève d’un bond en s’indignant de mon ignorance.

 

Je suis abasourdie. Puis, considérant que, s’il est debout, c’est qu’il veut partir, je ramasse ses documents, les lui tends et lui dis : « Au revoir, monsieur. »

 

Qu’ai-je encore dit là !?

 

Il se met à hurler que je n’ai pas à l’agresser et à lui parler sur ce ton, que c’est une honte de ne pas être capable de l’aider, moi qui suis française, qui connais l’administration, et lui qui est étranger et a besoin de conseils.

 

Tout ce que je peux dire pour argumenter ne sert à rien. J’ouvre très vite la porte – je m’aperçois alors avec plaisir et soulagement que mes voisins de bureau sont sortis eux aussi et attentifs – et le canalise vers le hall. Il continue de vociférer et demande à qui il peut se plaindre. Je lui indique le nom de la directrice du CCAS qui chapeaute les permanences, mais il ne la connaît pas, donc me soupçonne de lui dire n’importe quoi (« C’est peut-être la femme de ménage. »)

 

A l’accueil, qu’il a fini par rejoindre, il demande à rencontrer le responsable du centre : ça tombe mal, la directrice est absente ce jour-là. Il nous accuse alors d’être de mèche pour le contrarier. Et continue de se plaindre.

 

Je m’assois soudain devant lui, tentant par là de lui montrer ma lassitude de cette situation idiote. Peine perdue, il ne se calme pas. Au bout d’un moment, je lui dis que nous n’arriverons pas à nous entendre et je retourne dans mon bureau. Il finit par partir.

 

Quelque temps plus tard, alors que je reçois une autre personne, l’agent d’accueil m’interrompt : « Tu le crois ? Il est au CCAS. Avant de le recevoir, Mme C. veut avoir ta version des faits. »

 

J’ai tout raconté à Mme C., qui en a sûrement vu d’autres, mais la préviens : il me semble qu’il peut devenir violent.

Je n’ai pas eu d’autres nouvelles, je ne sais pas comment elle s’en est sortie. La directrice du centre social n’en a même pas été informée.

Espérons que c’est parce qu’il n’y avait plus rien à dire !

 

Repost 0
20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 12:26

Le ton de M. B. quand il se signale comme étant la prochaine personne à recevoir sonne désagréablement à mon oreille durant un instant très furtif. Mais je ne m’y attarde pas, car il s’agit vraiment d’un détail, me semble-t-il.

 

Il est quelque peu excédé : il a reçu plusieurs notifications de la CAF, à quelques jours d’intervalle, qui se contredisent à chaque fois quant à ses droits à l’APL. La somme fluctue sans aucune explication. Je comprends son énervement.

 

Il s’est déplacé et les explications qu’il a reçues ne sont pas convaincantes : il y aurait un problème de transmission de données de la part de Pôle emploi. Et aucune décision fiable.

 

Il me raconte ça sur un ton assez virulent et péremptoire et conclut par son souhait d’écrire au ministère de tutelle de la CAF pour débloquer son dossier.

 

Comme d’habitude, je propose d’abord une solution au niveau local et suggère d’écrire au directeur de la CAF. Non, il est catégorique, il veut écrire au ministère.

 

Vu ses propos et sa façon de les tenir, je n’insiste pas et acquiesce : on va écrire au ministère. Je commence à rassembler les arguments dans ma tête tout en préparant la lettre.

 

« C’est au ministère de la Famille qu’il faut écrire, c’est bien ça ? »

 

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai un mal fou à m’y retrouver dans la dénomination de ces ministères fourre-tout qui varie fréquemment. Et, tout en continuant de préparer le fichier et en réfléchissant à sa question, je réponds : « Je ne sais pas ».

La suite de ce billet dans dix jours.

Repost 0
10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 12:19

Que dire de la vie de certaines personnes ?

S’apitoyer ? S’indigner ?

 

Mme A. est un petit bout de femme aux traits tirés. Elle me demande d’écrire le courrier explicatif à joindre à sa déclaration de surendettement.

 

Ses difficultés financières ont commencé il y a trois ans, mais le problème est plus ancien et remonte vraisemblablement à sa petite enfance.

Elle a souscrit un crédit pour acheter une voiture, payer la carte grise et la première année d’assurance en tant que jeune conducteur. Elle a emprunté 10 000 €, ce qui, pour un salaire d’environ 900 €, est énorme et laisse à penser sur le sérieux de certains organismes de crédit.

Elle m’affirme qu’elle arrivait à rembourser, car elle était hébergée et n’avait donc pas de frais de loyer.

 

Pas de frais de loyer, mais un boulet au pied : son frère ! Il s’était toujours montré violent avec elle. Là, il est mort de jalousie devant la voiture de sa sœur et passe son temps à la détériorer, jusqu’à la brûler. Avec tous ces ennuis, Mme A. perd pied, cumule les retards au travail et se fait licencier un an plus tard. Elle a quand même la présence d’esprit d’expliquer sa situation à son créancier en demandant des arrangements. Peine perdue. De plus, l’assurance « perte d’emploi » qu’elle avait souscrite ne la prend pas en charge.

 

Son état psychologique ne lui permet pas de retrouver un emploi stable. Après avoir épuisé ses droits aux indemnités de chômage, elle bénéficie à présent du RSA. Elle est domiciliée dans une association, mais ne peut y loger, car elle a maintenant un bébé.

Son frère est en prison, mais il sort bientôt et elle a peur qu’il la retrouve. En attendant sa libération, les copains de ce caïd se sont bien appliqués à continuer de terroriser la jeune femme.

 

Elle est passée au tribunal pour sa dette, a été condamnée à payer, mais elle ne peut pas pour l’instant. Elle souhaite obtenir un répit pour retrouver une situation stable et des revenus réguliers.

 

Soupir.

Repost 0
30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 12:14

Mme A. est envoyée par une association d’aide aux étrangers dans leur demande de titre de séjour. Elle sollicite une admission au séjour à titre exceptionnel, ce qui signifie qu’elle est actuellement en situation irrégulière.

 

Le dossier doit comporter une lettre expliquant la demande et la situation. L’association a écrit le brouillon et insiste pour dresser la liste exhaustive des justificatifs joints, avec la raison suivante : en cas de contestation, on peut ainsi prouver qu’on a tout fourni. Ce n’est pas une preuve, à mon avis, mais je m’incline.

 

Je m’attaque à la lettre que je trouve vraiment très succincte. Ayant déjà écrit ce type de document, je pose des questions à Mme A. pour compléter les informations.

Mais Mme A. me répond que la dame de l’association a tout noté, sous-entendu : tu n’as qu’à recopier.

 

Grr…

 

Très bien. Je m’emploie à reprendre strictement tous les termes du courrier fourni. Certes, je ne peux pas m’empêcher de corriger les fautes et rectifier certaines tournures incorrectes.

Et je préviens fermement : surtout vous ne dites pas que c’est l’écrivain public qui a fait cette lettre !

 

 

Maintenant, je m’interroge : ne devrais-je pas refuser ? Sophie et moi sommes très perplexes.

 

Qu’en pensez-vous, chers confrères confrontés à la même situation ?

Repost 0
20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 12:09

J’ai déjà eu l’occasion de parler de Mme C. C’est une habituée, agréable, petite femme vive et enjouée.

 

La dernière fois que nous avions parlé de sa recherche d’emploi, elle venait de terminer une formation de chauffeur de bus et cherchait un poste dans les entreprises de la région. Puis, elle a trouvé un nouveau compagnon et a eu deux enfants.

 

La cadette étant presque sur le chemin de l’école, Mme C. songe à retravailler – d’autant qu’elle est séparée du père, qui s’est volatilisé.

Ce matin, elle me demande de mettre à jour son CV. Elle ne cherche pas d’emploi de chauffeur parce que son permis doit être renouvelé prochainement. En attendant, elle souhaite retourner aux fourneaux puisqu’elle a été cuisinière (dans la gendarmerie, ça ne s’invente pas !).

 

Comme elle est futée, je peux l’« asticoter » et l’interroge sur ses compétences de cuisinière à mettre en avant.

Sa réaction est spectaculaire et très amusante : elle ouvre de grands yeux et, après un instant d’hésitation, avoue qu’elle a tout oublié.

 

Nous éclatons de rire toutes les deux. Puis reprenons la discussion : elle est soudain très consciente de son décalage par rapport au monde du travail après une telle interruption.

 

Elle va donc faire le point, relire ses cours et revenir plus tard pour terminer son CV.

 

Quand je serine aux étudiants que j’accompagne dans leur recherche de stage qu’ils doivent bien préparer leur candidature, puis leur entretien d’embauche, je ne radote pas vraiment…

Repost 0
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 18:49

Dans ce centre social, la femme de ménage, Z., a été la première à utiliser mes services. Je lui écris régulièrement des courriers, pour elle, son fils ou son frère.

Ce matin, elle veut simplement une résiliation d’abonnement à une salle de sport.

 

Mais ce n’est pas ça qui la bouleverse autant. Car elle est littéralement sens dessus dessous et ses larmes coulent quand elle me raconte ce qu’elle a vécu la veille.

 

Nous sommes dans un quartier « sensible », qui fait souvent la une du journal local. Hier, au petit matin, il y a eu une fusillade très nourrie dans la rue.

Et Z. était, non pas au milieu, la pauvre !, mais très proche. Elle commence en effet très tôt son travail et s’y rend à pied, car elle n’habite pas très loin.

 

Elle me raconte que ça tirait dans tous les sens, que, tétanisée, elle ne savait plus quoi faire. Comme elle longeait la mosquée, des fidèles matinaux l’ont tirée à l’intérieur et elle y est restée jusqu’à ce que tout se calme.

 

Au milieu de ses larmes, Z. se met à rire nerveusement, soudain frappée par la cocasserie de la situation : « J’étais jamais allée à la mosquée avant ! »

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Christine Atger, écrivain public, écrivain conseil
  • : Anecdotes, réflexions et états d'âme d'un écrivain public...
  • Contact

Chers confrères, je vous salue et vous souhaite la bienvenue sur mon blog.

Je suis écrivain public et écrivain conseil.


journal.jpg

 

J'ai toujours adoré écouter les anecdotes de mes pairs, surtout les plus anciens.


Commençant à avoir un peu de bouteille, j’aurais aussi des choses à raconter... mais je n'ai pas le talent oratoire pour me lancer à brûle-pourpoint au cours d’un repas ou entre deux réunions.


Comme je sais à peu près écrire, j’ai eu envie de créer ce blog (journal, mon cher journal…) pour vous les faire découvrir…

 

En plus, je dois avouer qu'écrire ces péripéties m'évite de les oublier !

Recherche

Avertissement

Tous les textes publiés sur ce blog sont la propriété exclusive de leur auteur.

Toute reproduction, même partielle, ne peut se faire sans l'autorisation expresse de l'auteur.

Pages